
On avait laissé Suzanne Belaubre en pleine forme avec son précédent EP nommé Miroirs il y a trois années de cela maintenant. Suite à cela, l’artiste et productrice de Montreuil lauréate du prix Claude Nougaro en a fait du chemin, à un tel point qu’elle fut sélectionnée à la dernière édition des Inrocks Super Club entre autres. En ce printemps, l’heure est venue pour elle de frapper fort avec l’arrivée de son premier long-format du nom de Feu de bois.
Pour ce premier long-format, Suzanne Belaubre s’envole à Montréal à la rencontre du prodige Félix Petit qui est aux commandes de Feu de bois. Mais ne vous attendez pas à une superproduction de la part de la musicienne et productrice, car elle privilégie sa voix, son piano et ses synthés pour transporter son auditoire dans son univers à la fois immersif et végétal tout au long de ces dix-huit nouvelles compositions dont l’entrée en matière nommée « Cosmonaute » ouvre le bal avec soin. Il est suivi de très près par des moments aussi bien intimistes que poétiques à l’image de « Ne plus parler » ainsi que de « A mon rythme » aussi bien épurés que contemplatifs.
Feu de bois permet de plonger dans son univers particulier où on l’entend être préoccupée par la nature, à travers d’autres moments étrangement lumineux comme « Si je suis un arbre », « Le train » ou bien encore « Le nord ». Il n’empêche que Suzanne Belaubre ajoute une large palette sonore allant de sonorités tantôt jazzy tantôt brutes sur des titres minimalistes tels que « Maison dans les arbres » ou bien même « Signature » et « Plaza ». Cette exploration musicale dense s’achève sur un « Ritual tones » synthétisant avec brio le style singulier et attachant de Suzanne Belaubre qui met du baume au cœur à coup sûr.
Note: 8/10
