Pond – Terrestrials

Une chose est sûre, c’est que Pond ne laissera personne indifférent à chaque sortie. On avait laissé le groupe australien en pleine forme avec leur précédent album nommé Stung! il y a deux années de cela et qui leur a permis de maintenir leur statut depuis moins de deux décennies. Allons savoir ce que nos joyeux lurons nous ont réservé avec l’arrivée de leur onzième album nommé Terrestrials.

On appuie sur la touche Play et on se laisse emporter par la rythmique efficace en diable de « Skyworks » absolument fin. Mais très vite, on sent un relifting artistique pour Pond car on les voit en mettant en avant les boîtes à rythme clinquantes ainsi que les synthés pour un bon retour dans les années 80 sans jamais tomber dans le kitsch, notamment sur le grésillant « Casuarina » ainsi que sur « Two Hands » aux faux airs de Sisters of Mercy. Cela peut détonner mais on réussit à s’y faire petit à petit.

Ces explorations 80’s et gothiques prennent de l’ampleur avec également « The Fatal Shore » ainsi que « Tourmaline » pour les moins ensorcelants. Pond n’a pas non plus oublié ses origines psychédéliques avec un « Through The Heather » si envoûtant avant de repartir dans des terrains inconnus avec d’autres moments flamboyants comme le morceau-titre survolté ainsi que la pop vivifiante de « Personal Hell » avant que la conclusion bien massive et éthérée du nom de « Nashville (I’m Dying) » vienne clôturer cette cérémonie de façon magistrale une fois de plus. Une autre preuve que la formation australienne n’aura pas fini de faire parler leur inventivité à chaque album et ce Terrestrials ne déroge pas à la règle.

Note: 7.5/10