This Is Lorelei – The Singer In My Band

En l’espace de quelques années, This Is Lorelei est devenu un acte incontournable de l’indiesphère américain. Nate Amos, de son vrai nom, a réussi à prendre son envol avec son side-project absolument réconfortant. Moins neuf mois après son inventaire musical du nom de Holo Boy, la moitié de Water From Your Eyes repart de plus belle avec son successeur nommé The Singer In My Band.

Autant vous dire que This Is Lorelei aime se fendre dans la masse car The Singer In My Band ne déroge pas à la règle. S’éloignant des influences indie rock pour aller puiser vers l’alt-country, la bluegrass et l’Americana, Nate Amos embrasse parfaitement ce virage dès le départ avec « I Will Eat My Heart In The Morning Light » notable par ces arrangements taillés sur mesure sans oublier l’interprétation de notre protagoniste beaucoup plus en phase et convaincante que jamais. On pourra en dire de même pour « Billy Came Back » beaucoup plus folk tout comme sur « Watching Heaven » beaucoup plus 70’s dans l’âme.

C’est en conviant son père Bob Amos qui est un musicien bluegrass invétéré et qui officie au banjo que This Is Lorelei réussit ce virage tout en racontant des histoires passionnantes. Sur The Singer In My Band, on suit avec attention les aventures de Billy, un chanteur de karaoké passionné mais également de Sarah, Buddy et Geneviève dans des situations diverses et variées notamment sur « Sailing (You’re Baby’s Down) » ou sur « Hey Sarah Is It Gonna Rain Forever » absolument lancinantes. Hormis quelques moments électriques à l’image de « Oh No Now My » un brin spleenesque mais également de « The Kid With The Crown », l’ambiance est pour la moins rustique et enivrante avec également « And I Haven’t Seen My Love In Quite A While » et « Don’t You Cry In Lonesomeness » en guise de conclusion éclatante.

Même si les aficionados iront regretter le côté tubesque et artisanal des débuts, This Is Lorelei n’a pas perdu cette capacité de procurer de nombreuses émotions sur The Singer In My Band aussi bien surprenant qu’attachant. Un plutôt bon cru de la part d’un Nate Amos qui n’a pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs.

Note: 8.5/10