
Ibibio Sound Machine continue de gravir les échelons au fur et à mesure du temps. On avait laissé Eno Williams et sa bande en pleine forme avec leur précédent album nommé Pull The Rope paru il y a deux années de cela et qui fut un parfait disque pour le dancefloor. En cette rentrée, ils viendront faire leur retour avec leur nouvel album intitulé Chopping Mountain.
Pour ce nouveau disque, on pourra accueillir le saxophoniste Max Grunhard qui fut absent depuis Doko Mien paru en 2019 et qui reprend son rôle de producteur. Laissant de côté les synthétiseurs et autres gadgets électroniques pour un son beaucoup plus brut et plus organique, et on est en plein dedans avec « Burning In Lagos » à mi-chemin entre afrobeat cosmique et effets dub qui n’auront pas fini de nous ensorceler avant d’enchaîner avec les infectieux « When You Want To Dance » et « Concept Of Love » entre autres. L’interprétation magnétique d’Eno Williams s’accorde parfaitement avec ces titres riches en intensité.
Chopping Mountain poursuit dans cette voie avec « Return To Sender » où les synthés glaciaux côtoient les rythmiques organiques et percutantes afin d’établir une fusion entre highlife, funk et post-punk pour la moins réussie. Ibibio Sound Machine compte nous faire gigoter un peu plus longtemps avec « Menso » et « Love » afin de faire grimper l’intensité comme il se doit. Hormis quelques moments de répit comme la ballade soulful qu’est « Give Me Peace » en compagnie de Dele Sosimi, ex-membre de l’Egypt 80 de Fela Kuti, le gang continue d’injecter sa joie de vivre de bout en bout avec « Kukuru » et « River Don’t Rush » en guise de conclusion pétillante. Malgré le manque de surprises, Eno Williams et ses compères ont sorti l’artillerie lourde où se confondent afrobeat, highlife, disco-house et funk aisément.
Note: 7.5/10
