Blue Boys Club – RELAX

Ah là là, le burn-out. Ce sujet si tabou qui touche plus de la moitié et je m’y inclus en raison de la flopée de sorties musicales que je dois chroniquer ainsi que ces relances incessantes qui pullulent ma boîte mail. Mais comme dit si bien Rosa de DITTER, « You need a break ». Mais il y a également Blue Boys Club qui est un trio parisien émergent prêt à prendre d’assaut la scène musicale avec un premier EP explosif du nom de RELAX.

Très rapidement, Blue Boys Club plonge l’auditoire dans une dystopie bureaucratique bien anxiogène. RELAX se divise en trois parties, dont la première partie nommée « Le doute » débute avec une interlude nommée« CONGRATULATIONS » bien angoissante avant de lancer les hostilités avec « DEAD FACE » et « MATCHA LATTE ». À mi-chemin entre post-punk, électro-rock et impulsions dancefloor, le trio parisien réussit ce storytelling tandis que l’on suit la psychologie du narrateur enfermé dans l’automatisme de tous les jours se détériorer au fur et à mesure et de voir sa vision du monde du travail être altéré progressivement allant de l’aliénation au burn-out sur la seconde partie plus étouffante avec « RELAX » et « HOW TO RELAX ».

Mais après le burn-out vient le déclic, à savoir le renouveau exprimé sur la troisième partie plus solaire et libératrice avec des productions plus accessibles sur « SEX SYMBOL » et « BEST REGARDS » où le protagoniste remet en cause la vision de la masculinité et opte un changement radical où il dit définitivement adieu le monde du travail en devenant coach de vie incitant son auditoire à respirer et à prendre soin de soi sur « OOO » en guise d’interlude vocal final. Blue Boys Club impose sa singularité avec un premier EP dystopique comparant le monde du travail en un sorte de hunger games inquiétant avec beaucoup de maîtrise.

Note: 7.5/10