Sourdure – Outredore

En l’espace de quatre albums, Sourdure a su se démarquer avec sa singularité hors normes. Le projet du musicien originaire de Thiers qui a officié auprès de Kaumwald et Sourdurent avait marqué les esprits avec son précédent album solo nommé De Mòrt Viva paru il y a six années de cela maintenant. Après ses aventures extra-musicales, il fait son retour avec son successeur intitulé Outredore.

Et autant vous dire que Sourdure n’a rien perdu de son inventivité tout au long de ces dix nouveaux titres hallucinogènes. Outredore s’ouvre sur un « FLOR » où son jeu d’expérimentations reste toujours au poil où la linguistique et les machines nous entraînent dans ce dialogue ensorcelant tout comme le futuriste et volontairement malléable « CINQ » qui suit de très près. Le musicien de Thiers met en avant les machineries électroniques sur les influences avant-folk et nova cançon occitana, notamment lors des écoutes de « AINANI » et de « PEIRA ».

Outredore mettra son auditoire sens dessus dessous avec cette frontière entre l’intime et le politique. Et c’est à des moments frontaux et viscéraux comme « RAUBA » à coups d’expérimentations en pagaille que Sourdure retient notre attention, tout comme les interventions incongrues de Lisa Langlois sur « LE PEBRE » ou de Le Diable Dégoûtant sur le dépaysant « L’OR DES FOUS » et d’Eloïse Decazes sur « PAUVRE CIRQUE ». Ajoutez ceci à un « MANIERAS DE VENT » et vous obtiendrez un disque à la fois ténébreux et carnavalesque de la part d’un artiste prêt à repousser les limites de sa créativité.

Note: 7.5/10