
Il y a trois années de cela, Claud a enfin connu la consécration avec son précédent album nommé Supermodels. L’artiste originaire de Brooklyn a affiné son univers chatoyant qui lui a permis de prendre de l’ampleur dans l’indiesphère américain. De l’eau a coulé sous les ponts et l’heure est venue pour notre protagoniste de revenir en pleine forme avec son successeur qui s’intitule Me and the Music.
L’année 2026 aura été bien intense en péripéties. Le contexte sociopolitique est bien morose et inquiétant, le fascisme gagne du terrain chaque jour qui passe mais peu importe pour Claud. L’artiste de Brooklyn décide d’afficher une facette plus optimiste de la vie notamment à travers des morceaux avenants à l’image de « Gay Witchcraft » qui ouvre le bal avec ces compositions irrésistibles qui font de nouveau effet avec « Just Kidding » et « The Legend » qui suivent de très près. Lassé.e de la mélancolie qui l’a défini, place à l’insouciance tout en incitant son auditoire à lâcher prise.
Me and the Music réussit à concilier des thématiques graves et des arrangements indie pop de haute volée qui font effet notamment lors des écoutes de « She Doesn’t Love Me » qui est une fausse chanson de rupture d’une relation toxique entre le.a protagoniste et saon partenaire qui est en réalité les Etats-Unis ainsi que de « Spells and Fortune Tellers ». Claud sait guérir les cœurs brisés grâce à sa musique ample et thérapeutique avec l’onirique « I Owe You » et « I’m Too Sensitive » avant de se clôturer sur un « Let’s End on a Good Note » des plus réconfortants qui fera de Me and the Music une œuvre à la fois sophistiquée et truffée de sincérité.
Note: 8/10
