Amber Coffman – City of No Reply

En 2012 après la sortie de leur classique album Swing Lo Magellan, Dirty Projectors semblait à nouveau être parti pour conquérir le monde. Enfin, c’est du moins ce qu’on pensait vu qu’Amber Coffman était sollicitée de partout, de Major Lazer à J. Cole en passant par Snoop et euh… RiFF RaFF (vous savez ce drôle de rappeur aux tresses blanches et aux longues dents de requin ?). A la rentrée 2015, on a eu la surprise d’apprendre le come-back de Dirty Projectors mais sans Amber Coffman car cette dernière a dévoilé son nouveau titre en solo. Mais que se passe-t-il ?

Autant paraphraser ma chronique sur le dernier album de Dirty Projectors ici mais Dave Longstreth et Amber Coffman se sont séparés à l’été 2012 (soit quelques temps après Swing Lo Magellan) et cette dernière a quitté le groupe dans la foulée. Mais ils ont pu travailler ensemble sur son album solo intitulé City of Reply. Comportement d’arabe ? Pas du tout, ils se sont donnés une chance mais leur amitié s’est détérioré vers la fin de l’album et ne se parlent plus depuis. Après que Dave Longstreth a lamenté sa séparation sur le dernier album, on se demandait si son ex allait riposter. Et c’est plutôt avec classe sur les titres comme l’irrésistible « All to Myself » ainsi que les captivants « No Coffee » et les sonorités ska de « Dark Night ».

On est à mille lieues des expérimentations complexes de Dirty Projectors mais on a affaire à un disque étrangement ensoleillé et mélodique où Amber Coffman ira lorgner du côté du R&B et de l’indie pop simpliste mais attachant avec la patte de son ex qui va avec sur la production. La musicienne qui réside désormais à Los Angeles se forge sa propre identité musicale, qu’elle soit innocente sur « Miss You » ou rêveuse sur « Do You Believe » (avec ses questions rhétoriques: « Do you believe I love you ? Do you believe I’m real ? Do you believe I’m deserving ? Baby, how do you feel ? ») et autres « If You Want My Heart ». Si on rajoute également les prestations impeccables, il est clair que l’on reçoit plus que du miel pour les oreilles.

Pour conclure, City of No Reply est la réponse attendue d’Amber Coffman mais avec classe et distinction. Celle qui a réussi à faire tomber un publiciste qui a les mains baladeuses et une attitude obscène envers les musiciennes indie américaines sur les réseaux sociaux est capable de mener une carrière solo plutôt honorable et réussit à se détacher du son de son ancien groupe qui lui collait tant à la peau.

Note: 7.5/10

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