Heather Woods Broderick – Invitation

Beaucoup connaissent Heather Woods Broderick comme étant une des prestigieuses collaboratrices de Sharon van Etten, Alela Diane et de Damien Jurado. Mais pourtant, peu prêtent rarement attention à sa discographie qui vaut le détour avec ses deux albums pour les moins réussis. Trois ans et demi après son Glider, l’auteure-compositrice-interprète d’Oregon nous invite à plonger dans son univers les yeux fermés sur son successeur. Prêts ?

Sur Invitation, Heather Woods Broderick a décidé de s’imposer du mieux qu’elle le peut avec son indie folk bouleversant et jamais avare en arrangements baroques. Tantôt mené au piano vagabond ou à la guitare acoustique et soutenu par des orchestrations délicates, la sœur de Peter Broderick sort le grand jeu avec des compositions théâtrales à l’image du titre d’ouverture « A Stilling Wind » mais également de « Nightcrawler », « Where I Lay » ou même de « White Tail ».

Aucun faux pas n’est à souligner, ce troisième opus se vaut pour sa franchise et son immense beauté quelque peu gothique. Que ce soit sur le court « A Daydream » ou sur l’intense « Quicksand », la musicienne laisse son auditeur sans voix tant elle arrive à peindre son Oregon natal à coup d’arrangements simples mais touchants. Tandis qu’on se laisse emporter par « My Sunny One » et par « These Green Valley » d’une beauté sans nom, voilà qu’elle finit par nous faire verser une larmichette sur la conclusion avec son interprétation nous laissant jamais de marbre. Pour ce troisième album, Heather Woods Broderick a les cartes en main pour être une future grande de la scène indie folk américaine.

Note: 8.5/10