Nana Adjoa – Big Dreaming Ants

Depuis quelques mois maintenant, le nom de Nana Adjoa est sur les lèvres de tout le monde. Il aura suffi d’une poignée de titres ainsi que de deux EPs (chroniqué ici) pour que la hype soit active autour de l’artiste multi-instrumentiste d’Amsterdam. En ce début d’automne, elle nous offre une pause douceur avec son premier disque nommé Big Dreaming Ants.

Il suffira d’influences à mi-chemin entre neo-soul et trip-hop pour que Nana Adjoa arrive à nous émouvoir comme il se doit. S’ouvrant sur « National Song », Big Dreaming Ants s’ouvre avec un message plein d’amertume face à un monde de plus en plus en perdition. La native d’Amsterdam nous bouleverse avec son interprétation hors du commun ainsi que ses instrumentations cinématographiques qui le complètent sur « Cardboard Castle » mais aussi sur le sublime « No Room » et « In Lesser Light Pollution » où l’insécurité et les doutes planent tout au long.

De sublimes perles sont à souligner comme « Throw Stones » mais également sur « Every Song » et « Love and Death » montrant toute la versatilité et l’émotion de l’ancienne étudiante de jazz du Conservatoire d’Amsterdam. Big Dreaming Ants est un disque riche en réfléxions intimes à la portée universelle notamment sur « She’s Strong » et « Who Do We Look To Now » où Nana Adjoa se positionne comme étant une fourmi qui analyse le monde autour d’elle ainsi que ses défaillances afin de pouvoir rêver en grand. Un premier grand disque d’une artiste qui fait parler ses rêves de façon éclatante.

Note: 8.5/10