Vera Sola – Peacemaker

Avec toutes mes excuses, je n’ai jamais chroniqué le premier album de Vera Sola paru en 2018. Il n’empêche que la musicienne américano-canadienne avait effectué une entrée remarquable grâce à sa musique poétique et enchanteresse l’ayant révélé au grand public. Cinq années et demi plus tard, elle frappe un grand coup avec son successeur intitulé Peacemaker.

Il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par les arrangements de haute volée que nous offre Vera Sola. Dès l’entrée en matière nommée « Bad Idea », Danielle Aykroyd nous entraîne dans ses songes ô combien fascinantes agrémentés d’arrangements sophistiqués taillés sur mesure faisant des étincelles sur « I’m Lying » et « Get Wise ».

Définitivement plus poétique que jamais lors des écoutes des immersifs « Desire Path » à mi-chemin entre Nancy Sinatra et Jenny Hval dans l’âme et « Bird House » beaucoup plus embué, Peacemaker est un incroyable manifesto artistique de la part de Vera Sola. Son jardin secret nous enivre tout comme elle nous désoriente tout en prenant de l’élan de façon élégante avec les orchestrations intenses qui habillent « Is That You ? » et « Blood of Bond » avant de se clôturer sur une valse mélancolique et renversante du nom de « Instrument of War » nous glaçant le sang. Vous l’avez compris, Vera Sola offre un second disque de haute volée où son intimité prend des relents poétiques. Assurément un album marquant de ce début d’année.

Note: 8.5/10