
En l’espace de quatre albums, Madeline Kenney a réussi à s’imposer dans la scène indiesphère américaine. On avait laissé la musicienne native d’Oakland en plein goumin avec son précédent album nommé A New Reality Mind il y a deux années de cela (chroniqué ici). C’est en poursuivant ses nouvelles ambitions qu’elle viendra faire son grand retour avec Kiss From The Balcony.
Maintenant qu’elle a réussi à voler de ses propres ailes, loin des écuries Toro Y Moi et Wye Oak, Madeline Kenney continue de voir les choses en grand à travers ces neuf nouvelles compositions brouillant de nouveau les pistes. Cette fois-ci, la native d’Oakland rejoint quelque peu l’école WHY? avec le percussionniste Ben Sloan et le musicien Stephen Patota afin de nous embarquer dans de nouvelles contrées musicales et ce dès le départ avec « Scoop » beaucoup plus groovy et plus spatial que jamais avant de laisser place à des moments absolument aventureux tels que « I Never » et « Breakdown » qui suivent et qui auront de quoi nous mettre sens dessus dessous.
Madeline Kenney semble se rapprocher de l’univers digne de Kate Bush tant elle réussit à jouer avec sa voix de la meilleure des manières. Que ce soit sur des titres absolument riches en sonorités comme les expérimentaux « Slap » et « Cue », la musicienne ira jeter un regard à la fois détaché et fasciné sur les relations modernes, la féminité et sur la solitude tout au long de ce Kiss From The Balcony. Tantôt ténébreux avec l’ensorcelant « Semitones » et les sonorités glitch de « Paycheck » tantôt libérateur avec « They Go Wilde » et « All I Need » où elle joue avec sa voix de façon spectaculaire, ce nouvel album permettra à la musicienne d’Oakland de se renouveler en sortant de sa zone de confort de façon spectaculaire.
Note: 8/10
