Jungle – Sunshine

L’été 2026 est long et douloureux (titre). Les périodes de canicule n’en finissent pas de nous achever mais c’est pas bien grave car Jungle est de retour. Après avoir marqué les esprits avec leur précédent album nommé Volcano il y a trois années de cela et qui contenait le mégatube « Back on 74 » (je ne peux plus supporter cette chanson désormais), le désormais culte groupe britannique rempile pour un nouvel album nommé Sunshine tombant à pic en ce milieu du mois d’août.

Josh Lloyd-Watson et Tom McFarland ainsi que leur nouvelle recrue Lydia Kitto au chant retroussent leurs manches en nous offrant de nouvelles vibes solaires et hédonistes pour notre plus grand bonheur. Sunshine ne déroge pas à la règle avec cette neo-soul groovy, frais et chaleureux qui remplit le cahier des charges avec entre autres le morceau d’ouverture nommé « Come Back To Me » qui affiche clairement le tableau tout comme « Where Are You Now » et « Move Like You Do ». Il n’y a pas de doutes, on retrouve la formule fétiche du désormais trio, à savoir un mélange de soul, de disco chic et de rythmiques afro-brésiliennes agrémentés de cordes soyeuses, que l’on connaît par cœur. Voire un peu trop d’ailleurs.

Pour être honnête, Sunshine sent un peu trop le réchauffé. Jungle semble ne pas sortir de sa zone de confort en sortant sa même sauce, en conviant une fois de plus le rappeur Bas sur « Romeo II » qui est le fameux sequel de Romeo extrait de Loving In Stereo paru en août 2021 mais qui fait pâle figure face au grand frère. On sent que le trio est à la recherche du tube dans la lignée de « Back On 74 » comme sur « Carry On » ou sur « The Wave » quitte à devenir caricatural. Bien entendu, l’aspect feel-good est mis en avant avec « Someday, Somewhere » ou bien avec « Natural » avant que la conclusion plus douce et légèrement nostalgique du nom de « Heavy On My Soul » vienne mettre fin à cet instant suspendu dans le temps.

Ce qui a fait la grandeur de Volcano mais aussi de Loving In Stereo, c’est tout simplement cette spontanéité et ce côté hédoniste qui nous a tant séduit. Le problème, c’est que Jungle aseptise un peu trop sa formule sur Sunshine qui est à la recherche du tube parfait après « Back On 74 ». On ressort quelque peu déçu par ce manque de surprise tout au long de ce nouveau disque que l’on écoutera pour le reste de l’été sous le transat en sirotant un petit cocktail, à défaut d’être inoubliable.

Note: 6/10